<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>BlablaSciences &#187; Chimie</title>
	<atom:link href="http://www.blablasciences.com/?feed=rss2&#038;tag=chimie" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.blablasciences.com</link>
	<description>La science appliquée au quotidien</description>
	<lastBuildDate>Mon, 02 Nov 2015 20:07:06 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.39</generator>
	<item>
		<title>Petit bêtisier scientifique &#8211; La phlogistique et pourquoi les corps brûlent  [2/7]</title>
		<link>http://www.blablasciences.com/?p=266</link>
		<comments>http://www.blablasciences.com/?p=266#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 May 2015 08:56:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Jérôme Malot]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire des sciences]]></category>
		<category><![CDATA[Calorique]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[combustion]]></category>
		<category><![CDATA[Erreur scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Lavoisier]]></category>
		<category><![CDATA[phlogistique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blabla.science/?p=266</guid>
		<description><![CDATA[Gaston Bachelard disait que la vérité est presque toujours &#171;&#160;une erreur rectifiée&#160;&#187; et, modestement, j’adhère&#8230; Du moins, je pense que l&#8217;erreur, si elle n&#8217;est pas toujours nécessaire, s’intègre au moins naturellement au processus de qualification de &#171;&#160;l&#8217;évident&#160;&#187;. Voilà mon sarcasme nuancé en bloc par anticipation, nous allons donc pouvoir maintenant nous amuser ensemble de ce que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><i>Gaston Bachelard disait que la vérité est presque toujours &laquo;&nbsp;une erreur rectifiée&nbsp;&raquo; et, modestement, j’adhère&#8230; Du moins, je pense que l&rsquo;erreur, si elle n&rsquo;est pas toujours nécessaire, s’intègre au moins naturellement au processus de qualification de &laquo;&nbsp;l&rsquo;évident&nbsp;&raquo;.</i><i><br />
</i><i>Voilà mon sarcasme nuancé en bloc par anticipation, nous allons donc pouvoir maintenant nous amuser ensemble de ce que l&rsquo;observation et la déduction scientifique ont pu accoucher de plus saugrenu.<br />
</i><i>Dans ce petit Best Of (très personnel) des plus &lsquo;belles&rsquo; erreurs scientifiques, nous allons voir en 7 parties comment l&rsquo;apprentissage et la déduction ont pu parfois malmener les plus grands esprits de ce monde.<br />
</i><i>Une façon ludique de s’intéresser au façonnage de la science à travers l&rsquo;histoire.</i></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">Aujourd&rsquo;hui, partie 2: La phlogistique et pourquoi les corps brûlent.</span></p>
<p class="separator"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/05/Lavoisier-et-le-feu.png"><img class=" wp-image-294 size-large aligncenter" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/05/Lavoisier-et-le-feu-1024x655.png" alt="BestOf2_Lavoisier et le feu" width="640" height="409" /></a></span></p>
</div>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<h6><span style="color: #000000;"><b>La science du XVIIIème siècle &#8211; Contexte </b></span></h6>
<p><span style="color: #000000;">Dans le précédent billet du petit bêtisier scientifique, nous nous étions arrêtés en 1585 et aux balbutiements de la physique moderne. Grâce à Galilée, nous comprenions pour la première fois qu&rsquo;étudier la vitesse d&rsquo;un objet ne permet pas de déterminer si des forces lui sont appliquées.<br />
</span><span style="color: #000000;">A peine une génération plus tard, Newton va transformer l&rsquo;essai avec la conclusion suivante:<br />
</span><span style="color: #000000;">Si la vitesse d&rsquo;un corps ne permet pas de déterminer les forces qu&rsquo;il subit, la variation de sa vitesse, quant à elle, le permet.</span></p>
<figure id="attachment_268" style="width: 268px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/1loidynamique.png"><img class="wp-image-268 size-full" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/1loidynamique.png" alt="BestOf2_1loidynamique" width="268" height="84" /></a><figcaption class="wp-caption-text">figure 1 &#8211; principe fondamental de la dynamique. La somme des forces exercées sur un objet est proportionnelle à son accélération (variation de sa vitesse dans le temps)</figcaption></figure>
<p><span style="color: #000000;">Newton va alors formaliser les équations de la mécanique et poser, avec Leibniz, les bases du calcul différentiel et intégral.<br />
</span><span style="color: #000000;">Les deux siècles qui nous séparent du sujet d&rsquo;aujourd&rsquo;hui vont alors être riches en découvertes.<br />
</span><span style="color: #000000;">Torricelli (l&rsquo;élève de Galilée) va inventer le baromètre ce qui va le conduire à mettre en évidence le premier vide permanent et lui permettre de vérifier la théorie de son maître sur la chute des corps. Blaise Pascal va significativement faire avancer la connaissance scientifique en probabilité et mécanique des fluides. L&rsquo;électromagnétisme va doucement émerger lui aussi grâce à Coulomb et Volta (inventeur de la pile électrique). Enfin, la biologie va se développer princièrement au 18ème siècle grâce aux travaux de Buffon et Lamarck.<br />
</span><span style="color: #000000;">A cette époque, on assiste aussi progressivement à la mort de l&rsquo;alchimie et c&rsquo;est dans ce contexte que s&rsquo;inscrit l&rsquo;erreur dont je vais vous parler aujourd&rsquo;hui.</span></p>
<h6><span style="color: #000000;"><b>La théorie phlogistique</b></span></h6>
<p><span style="color: #000000;">A l&rsquo;origine de la phlogistique se trouve une question simple encore non résolue à la fin du 17ème siècle : &laquo;&nbsp;pourquoi certains corps brûlent et d&rsquo;autres non?&nbsp;&raquo;. Il faut dire que le moyen-âge et l&rsquo;inquisition sont passés par là, et que l&rsquo;Homme est manifestement passé maître dans l&rsquo;art de faire brûler des trucs.<br />
</span><span style="color: #000000;">Deux scientifiques allemands (J.J Becher puis G.E Stahl) vont alors successivement s&rsquo;intéresser à la question et élaborer une théorie basée sur un fait observable : un corps semble perdre de la masse en brûlant.<br />
</span><span style="color: #000000;">La théorie établit alors que toute matière contient du phlogiston, une substance incolore et inodore qui s&rsquo;échappe lors de la combustion pour peu qu&rsquo;il dispose d&rsquo;un endroit où s&rsquo;échapper (par exemple : l&rsquo;air). Plus une matière contient du phlogiston, plus elle est inflammable. A ce titre, le charbon et le dihydrogène contiennent du phlogiston presque pur.<br />
</span><span style="color: #000000;"><i>En fait, l&rsquo;idée de matérialiser la chaleur et notamment le feu n&rsquo;est pas nouvelle. Aristote, 2 millénaires plus tôt, déclarait avec autorité que toute chose sur terre était composée de quatre éléments: l&rsquo;eau, la terre,  l&rsquo;air et le feu&#8230;  Comme quoi, quand un scientifique se trompe quelque part dans le monde, Aristote n&rsquo;est jamais vraiment loin.</i></span></p>
<h6><span style="color: #000000;"><b>Les détracteurs de la théorie</b></span><span style="color: #000000;"> </span></h6>
<p><span style="color: #000000;">La théorie phlogistique va séduire de nombreux intellectuels de l&rsquo;époque. D&rsquo;ailleurs, lors<span style="font-family: inherit;">qu&rsquo;en 1774, Joseph Priestley découvre l&rsquo;oxygène en faisant chauffer de l&rsquo;oxyde de mercure dans un tube à essai, il le baptise simplement </span><span data-blogger-escaped-style="background-color: white; color: #252525; line-height: 22.3999996185303px; text-align: start;"><span style="font-family: inherit;">« air déphlogistiqué ».<br />
</span></span></span><span style="color: #000000;">Pourt<span style="font-family: inherit;">ant, un détail préoccupe certains membres de la communauté scientifique et notamment un français nommé Antoine Lavoisier. Le chimiste réprouve particulièrement l&rsquo;observation fruste selon laquelle tout corps perd de la masse en brûlant.<br />
</span></span><span style="font-family: inherit; color: #000000;">En effet, déjà à l&rsquo;époque, les métallurgistes savent que certains métaux (comme le plomb) lorsqu&rsquo;ils sont chauffés à l&rsquo;air, forment une chaux qui est plus lourde que le métal initial. Le métal ayant pourtant perdu son phlogiston, comment expliquer qu&rsquo;il s&rsquo;alourdisse ?<br />
</span><span style="color: #000000;">Cette contradiction manifeste ne suffit pourtant pas à mettre à bas la théorie phlogistique qui reste encore la seule à tenter d&rsquo;expliquer les phénomènes de combustion.<br />
</span><span style="color: #000000;">Lavoisier décide alors d&rsquo;élaborer sa propre théorie et pour cela il va s&rsquo;appuyer sur les travaux d&rsquo;un phlogisticien (Joseph Priestley) qui a notamment permis de mettre en évidence l&rsquo;existence de l&rsquo;oxygène.<br />
</span><span style="color: #000000;">Et le coup de génie de Lavoisier va consister à ne plus voir la combustion comme la perte d&rsquo;une substance mais, au contraire, comme la création d&rsquo;un corps par combinaison d&rsquo;un combustible avec un gaz: l&rsquo;oxygène.</span></p>
<p class="separator"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Réaction-combustion.png"><img class="aligncenter wp-image-269" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Réaction-combustion-300x213.png" alt="BestOf2_Réaction combustion" width="500" height="354" /></a></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Si le gain de masse de certains métaux transformés en chaux s&rsquo;explique alors, la théorie de Lavoisier permet également de justifier la perte de masse du carbone qui, lors de sa combustion, réagit avec l&rsquo;oxygène pour former un gaz : le dioxyde de carbone.<br />
</span><span style="color: #000000;">L&rsquo;idée de composer et décomposer des éléments comme l&rsquo;air ou l&rsquo;eau est absolument inédite, et la théorie de Lavoisier va donner naissance à ce que les historiens appellent: la &laquo;&nbsp;Révolution chimique&nbsp;&raquo;.</span></p>
<h6><span style="color: #000000;"><b>Quand une erreur en remplace une autre</b></span></h6>
<p><span style="color: #000000;" data-blogger-escaped-style="background-color: white; color: #252525; font-family: inherit; font-size: 14px; text-align: start;">Pourtant, la nouvelle théorie de Lavoisier ne fait pas complètement l&rsquo;unanimité. Certains lui reprochent entre autre la façon dont il justifie le dégagement de chaleur.<br />
</span><span style="color: #000000;" data-blogger-escaped-style="background-color: white; color: #252525; font-family: inherit; font-size: 14px; text-align: start;">En effet, quand il décrit sa théorie dans son <i>Traité élémentaire de chimie </i>(1787), Lavoisier explique le dégagement de chaleur accompagnant la combustion d&rsquo;un corps en faisant appel, lui aussi, à une substance magique : <b>&laquo;&nbsp;le calorique&nbsp;&raquo;</b> (substance issue d&rsquo;une nouvelle théorie portée par l&rsquo;écossais Joseph Black).<br />
</span><span style="font-family: inherit; color: #000000;">Souvent considéré comme un ersatz du phlogiston par ses détracteurs, le calorique est décrit comme un fluide de masse presque nulle imprégnant les corps et notamment capable de faire varier le volume d&rsquo;un objet lors du passage de son état solide à liquide ou liquide à gaz.</span></p>
<h6><span style="color: #000000;"><b>La fin de la phlogistique et du calorique</b></span></h6>
<p><span style="color: #000000;">Pour mettre fin à plus d&rsquo;un siècle de méprise, il faudra compter sur le travail de deux hommes.<br />
</span><span style="color: #000000;">Le premier: Benjamin Thompson (<i>à ne pas confondre avec J.J Thomson: prix Nobel de Physique 1906</i>) publie ses travaux en 1804 sous le titre &laquo;&nbsp;Mémoire sur la chaleur&nbsp;&raquo; avec la ferme intention d&rsquo;infliger au calorique ce que Lavoisier a précédemment fait au phlogiston. Malheureusement pour lui, l&rsquo;ouvrage sera décrié par la communauté scientifique qui lui reprochera son manque de rigueur.<br />
</span><span style="color: #000000;"><i>Pour l’anecdote, Benjamin Thomson, alias Lord Rumford, faute d&rsquo;avoir durablement démoli la théorie de Lavoisier, épousera quand même sa veuve en 1805 et, ir<span style="font-family: inherit;">onie parisienne, une rue perpendiculaire à la rue Lavoisier sera nommée &laquo;&nbsp;rue Rumford&nbsp;&raquo;. La voie finira par être supprimée<span data-blogger-escaped-style="background-color: white; line-height: 22.3999996185303px; text-align: start;"> en </span>1854<span data-blogger-escaped-style="background-color: white; line-height: 22.3999996185303px; text-align: start;"> lors du percement du </span>boulevard Malesherbes<span data-blogger-escaped-style="background-color: white; line-height: 22.3999996185303px; text-align: start;">.<br />
</span></span></i></span>Le coup de grâce sera finalement porté en 1840 par un brasseur de bière, un autodidacte britannique du nom de James Joule. Joule s&rsquo;est particulièrement intéressé à la conversion du travail mécanique en chaleur, et ses résultats vont notamment permettre de conclure quant à la vraie nature de la chaleur. Pour la première fois, la chaleur est perçue, au même titre que le travail, comme une forme d&rsquo;énergie et non un fluide.</p>
</div>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><i>Références:<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>http://www.acs.org/content/acs/en/education/whatischemistry/landmarks/lavoisier.html<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>http://histoires-de-sciences.over-blog.fr/article-31362064.html<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>http://www.larecherche.fr/idees/histoire-science/calorique-ou-erreur-lavoisier-01-12-2013-165001</i></span><span style="color: #000000;"><i><br />
Remarque:<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>J&rsquo;ai trouvé assez amusant, qu&rsquo;à ce jour, il ne soit pas fait explicitement référence à la théorie du calorique sur la page Wikipedia française d&rsquo;Antoine Lavoisier. Pourtant, le chimiste y faisait clairement appel dans son traité élémentaire de chimie:</i></span></p>
<blockquote class="tr_bq">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><i><span data-blogger-escaped-style="background-color: white; line-height: 22.3999996185303px; text-align: start;"><span style="font-family: inherit;">« Nous savons, en général, que tous les corps de la nature sont plongés dans le calorique, qu’ils en sont environnés, pénétrés de toutes parts, et qu’il remplit tous les intervalles que laissent entre elles leurs molécules : que, dans certains cas le calorique se fixe dans les corps, de manière même à constituer leurs parties solides; mais que le plus souvent il en écarte les molécules, il exerce sur elles une force répulsive, et que c’est de son action ou de son accumulation plus ou moins grande que dépend le passage des corps de l’état solide à l’état liquide, de l’état liquide à l’état aériforme. »</span></span><span style="font-family: inherit;"><span data-blogger-escaped-style="background-color: white; line-height: 22.3999996185303px; text-align: start;">    &#8211; Antoine Laurent de Lavoisier,</span><span data-blogger-escaped-style="background-color: white; line-height: 22.3999996185303px; text-align: start;"> </span><cite data-blogger-escaped-style="background-color: white; line-height: 22.3999996185303px; text-align: start;">Traité élémentaire de chimie</cite></span></i></span></p>
</blockquote>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blablasciences.com/?feed=rss2&#038;p=266</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La science du comptoir [Part 2] : Pastis, Guinness et rhum</title>
		<link>http://www.blablasciences.com/?p=239</link>
		<comments>http://www.blablasciences.com/?p=239#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 May 2015 15:36:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Jérôme Malot]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Anecdotes]]></category>
		<category><![CDATA[Cascade Guinness]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Diffusion de Mie]]></category>
		<category><![CDATA[Diffusion de Rayleigh]]></category>
		<category><![CDATA[Emulsion]]></category>
		<category><![CDATA[Pastis]]></category>
		<category><![CDATA[Physique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blabla.science/?p=239</guid>
		<description><![CDATA[La semaine dernière, je vous avais laissé avec une flûte de champagne [pour ceux qui ont loupé la partie 1 de la science du comptoir c&#8217;est ici], je vous retrouve aujourd&#8217;hui avec un peu de rhum, une pinte de Guinness et un verre de pastis avec en Bonus Track &#38; DVD : une petite expérience [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La semaine dernière, je vous avais laissé avec une flûte de champagne <a style="color: #000000;" href="http://www.blablasciences.com/2015/05/la-science-du-comptoir-partie-1-vodka.html" data-blogger-escaped-target="_blank">[pour ceux qui ont loupé la partie 1 de la science du comptoir c&rsquo;est ici]</a>, je vous retrouve aujourd&rsquo;hui avec un peu de rhum, une pinte de Guinness et un verre de pastis avec en Bonus Track &amp; DVD : <b>une petite expérience pour frimer à l&rsquo;apéro</b>.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Vignette_alcool_part2.png"><img class="alignnone wp-image-240 size-full" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Vignette_alcool_part2.png" alt="Vignette_alcool_part2" width="1154" height="381" /></a></span></div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">Sans plus attendre donc, retrouvons ce que vos verres d&rsquo;alcool peuvent encore contenir de plus étonnant.</span></p>
</div>
<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Pastis &#8211; une histoire de couleur</b></span></h6>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: inherit; color: #000000;">Pastis ou Ricard? voilà un sujet clivant s&rsquo;il en est&#8230; loin devant ces bisbilles chastes sur la religion ou l&rsquo;interdiction de la GPA. Mais que les aficionados du consensus se rassurent, aujourd&rsquo;hui nous n&rsquo;allons pas parler goût mais couleur.<br />
</span>Plus exactement, nous allons voir comment en ajoutant un liquide transparent (l&rsquo;eau) à un autre liquide transparent (le Pastis), nous obtenons toujours un liquide blanc et opaque. Cette opération consistant à troubler un alcool avec de l&rsquo;eau s&rsquo;appelle le louchissement (&lsquo;fallait au moins inventer un mot pour ça!), on le retrouve également avec l&rsquo;absinthe ou le ouzo.</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Explication du phénomène</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour comprendre ce phénomène très simple, il faut commencer par regarder ce que contient votre verre:</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000;">Alcool pure (éthanol) : <span style="font-family: 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif;">~</span> 45%</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Eau distillée: <span style="font-family: 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif;">~</span> 54%</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Huiles essentielles de plantes (dont l&rsquo;anéthol qui donne son gout anisé à la boisson): <span style="font-family: 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif;">~</span> 1%</span></li>
</ul>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">Et ce qui va justement nous intéresser, ce sont ces huiles. Car si l&rsquo;huile n&rsquo;est pas soluble dans l&rsquo;eau (<i>gros gros scoop!</i>), en revanche elle l&rsquo;est dans l&rsquo;alcool (et votre nez nous en remercie car c&rsquo;est grâce à ça que l&rsquo;on créé des parfums). Du coup, dans un mélange contenant 45% d’éthanol, ces huiles essentielles acceptent de se dissoudre intégralement. Notez bien que les huiles présentes dans le Pastis ou le Ricard pur sont complètement transparentes, en fait la couleur légèrement ambrée du Pastis pur est donnée par une faible quantité de colorant (souvent du caramel).<br />
</span><span style="font-family: inherit;">Lorsque vous allongez votre Pastis avec de l&rsquo;eau, ces huiles essentielles ne sont plu</span><span style="font-family: inherit;">s </span><span style="font-family: inherit;">solubles dans ce nouveau liquide </span>contenant<span style="font-family: inherit;"> trop d&rsquo;eau pour elles. Les molécules se rassemblent alors sous forme de micelles. On obtient alors des micro-gouttelettes d&rsquo;huiles au milieu de l&rsquo;eau et de l&rsquo;alcool, ce qui donne à votre boisson cet aspect laiteux.</span></p>
<figure id="attachment_241" style="width: 640px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Huile_en_suspension.png"><img class="wp-image-241 size-large" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Huile_en_suspension-1024x458.png" alt="ScienceComptoir_Huile_en_suspension" width="640" height="286" /></a><figcaption class="wp-caption-text">figure 1 &#8211; émulsion instable dans un Pastis allongé</figcaption></figure>
</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span data-blogger-escaped-style="text-align: start;">Pour vous en convaincre, faites donc l&rsquo;expérience, versez de la vodka à la place de l&rsquo;eau. Le pastis allongé ne se troublera pas et gardera bien sa transparence originelle.</span></span></div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;"><b><b>Ok mais pourquoi cet aspect blanc lait? l&rsquo;huile, c&rsquo;est pas blanc que je sache&#8230;</b></b></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">C&rsquo;est pas faux. Mais si le Pastis allongé est blanc, il l&rsquo;est au même motif que le lait, le brouillard ou les nuages : grâce la diffusion de Mie.<br />
</span>La diffusion de la lumière est une propriété propre aux fines particules de matière leur permettant de <span style="font-family: inherit;">disperser la lumière reçue dans toutes les directions et ce sans perte d’énergie.<br />
</span><span style="font-family: inherit;">Les gouttelettes d&rsquo;huile contenues dans notre pastis allongé sont à peine plus grandes que la longueur d&rsquo;onde de la lumière visible (de l&rsquo;ordre du micromètre). Dans cette configuration, les gouttelettes </span>dispersent<span style="font-family: inherit;"> toutes les longueurs d&rsquo;onde dans toutes les directions et produisent donc cette lumière blanche </span>caractéristique<span style="font-family: inherit;"> du lait <i>(qui également une émulsion de corps gras dans l&rsquo;eau)</i>. Ce phénomène s&rsquo;appelle la diffusion de Mie.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: inherit;"><b>Le saviez-vous?</b></span></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;"><i><span style="font-family: inherit;">Il existe un autre phénomène de diffusion qui </span>apparaît<span style="font-family: inherit;"> lorsque les particules de matière sont cette fois petites devant la longueur d&rsquo;onde de la lumière. Ce phénomène s&rsquo;appelle la diffusion de Rayleigh et, contrairement à la diffusion de Mie (qui ne privilégie pas de longueur d&rsquo;onde particulière), la lumière diffusée à cette fois une intensité d&rsquo;autant plus grande que la longueur d&rsquo;onde du rayon incident est petite (<span style="font-family: inherit;">c&rsquo;est une loi en 1/</span></span></i>λ<sup>4</sup><span style="font-family: inherit;">)</span><i><span style="font-family: inherit;">.<br />
</span></i></span><i><span style="font-family: inherit;">Les couleurs avec une longueur d&rsquo;onde faible auront donc tendance à être plus diffusées.</span></i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_242" style="width: 500px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Spectre_Rayleigh.png"><img class="wp-image-242" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Spectre_Rayleigh-1024x369.png" alt="ScienceComptoir_Spectre_Rayleigh" width="500" height="180" /></a><figcaption class="wp-caption-text">figure 2 &#8211; spectre de la lumière visible</figcaption></figure>
</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><i><br />
Et si vous diluez bien votre pastis afin de ne laisser que très peu d&rsquo;huile dans le mélange, vous pourrez observer cette diffusion de Rayleigh.</i> </span></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_243" style="width: 260px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Rayleigh_Pastis.jpg"><img class="wp-image-243 size-medium" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Rayleigh_Pastis-260x300.jpg" alt="ScienceComptoir_Rayleigh_Pastis" width="260" height="300" /></a><figcaption class="wp-caption-text">figure 3 &#8211; diffusion de Rayleigh dans un pastis très allongé</figcaption></figure>
</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></div>
<p><span style="color: #000000;"><i><span style="font-family: inherit;">Votre verre prend alors une teinte bleutée lorsque vous l&rsquo;éclairez. E</span>t vous savez quoi? <b>c&rsquo;est exactement par ce même phénomène que le ciel nous apparaît bleu</b> (mais on en reparlera une prochaine fois&#8230;).</i><br />
</span><span style="color: #000000;"><strong>Incroyable, tout ce qu&rsquo;un verre de Pastis peut nous apprendre non?</strong></span></p>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;"><b><b>Bonus Track &amp; DVD &#8211; Une petite expérience pour l&rsquo;apéro</b></b></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">Si vous voulez frimer à l&rsquo;apéro, dîtes à vos amis que vous pouvez faire revenir leur Pastis à l&rsquo;état transparent, le tout sans ajouter d&rsquo;eau.<br />
</span>Pour cela, ajoutez un peu de liquide vaisselle dans le Pastis et laissez la magie opérer.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/KJd-K44w7BI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Que se passe-t-il?<br />
</span>Votre liquide vaisselle est un tensioactif, capable de transformer une émulsion instable en mélange homogène. Ces molécules étant à la fois solubles dans l&rsquo;eau (<i>molécule polaire</i>) et dans l&rsquo;huile (<i>molécule apolaire</i>) votre liquide vaisselle vous permet notamment de rendre le gras de votre assiette soluble dans l&rsquo;eau de votre évier.<br />
<b>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pour cela que l&rsquo;on rajoute de la moutarde à la vinaigrette ou la mayonnaise</b>. La moutarde contient des<span style="font-family: inherit;"> phospholipides qui sont des</span> tensioactifs naturels capables de vous aider à homogénéiser l&rsquo;émulsion huile-vinaigre</p>
<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Guinness &#8211; encore une histoire de bulles</b></span></h6>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">On savait déjà les irlandais peu enclins au conformisme. C&rsquo;est vrai, ils n&rsquo;utilisent pas le système métrique, roulent à gauche et ne se servent même pas de leurs mains pour marquer des buts.<br />
</span>Et bien, leur bière n&rsquo;échappe pas à la règle. Alors que les bulles de toutes les bières semblent monter dans le verre, la Guinness, quant à elle, produit des bulles qui préfèrent descendre au fond du verre.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_244" style="width: 801px;" class="wp-caption alignnone"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Guinness_Cascade.gif"><img class="wp-image-244 size-full" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Guinness_Cascade.gif" alt="ScienceComptoir_Guinness_Cascade" width="801" height="438" /></a><figcaption class="wp-caption-text">figure 4 &#8211; effet cascade Guinness</figcaption></figure>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">Ce phénomène, baptisé sobrement &lsquo;effet cascade Guinness&rsquo;, n&rsquo;a d&rsquo;abord longtemps qu&rsquo;animé les débats de comptoir, mais en 2012 un groupe de scientifiques irlandais prennent le sujet en main et rédigent un papier de 5 pages sur le sujet <a style="color: #000000;" href="http://arxiv.org/pdf/1205.5233v1.pdf" data-blogger-escaped-target="_blank">[ici]</a>.<br />
</span>En résumé ce phénomène s&rsquo;explique en deux points:</p>
</div>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000;"><b>Les bulles d&rsquo;azote</b> : Contrairement à la plupart des bières contenant pour seul gaz du dioxyde de carbone (CO<span style="font-size: small;">2</span>). La Guinness, contient quant à elle, du CO<span style="font-size: small;">2</span> ET de l&rsquo;azote. Or l&rsquo;azote forme de plus petites bulles que le CO<span style="font-size: small;">2</span>, ces dernières sont donc <b>moins soumises à la poussée d’Archimède</b>. <i>La poussée d&rsquo;Archimède, c&rsquo;est cette force qui tend à faire monter nos bulles et qui est d&rsquo;autant plus importante que le volume de la bulle est important.</i></span></li>
<li><span style="color: #000000;"><b>La forme du verre</b> : Eh oui vous ne pourrez pas observer la cascade Guinness dans n&rsquo;importe quel verre. Les chercheurs ont analysé les flux de bières dans deux formes de verre: la pinte Guinness et la pinte inversée. Et si la pinte permet d’observer un flux descendant de liquide sur les parois du verre (cascade Guinness), l&rsquo;anti-pinte, elle, ne permet pas d&rsquo;observer ce phénomène.</span></li>
</ul>
<figure id="attachment_245" style="width: 1122px;" class="wp-caption alignnone"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Guinness_flows.gif"><img class="wp-image-245 size-full" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Guinness_flows.gif" alt="ScienceComptoir_Guinness_flows" width="1122" height="412" /></a><figcaption class="wp-caption-text">figure 5 &#8211; flux de Guinness dans une pinte et une &lsquo;anti-pinte&rsquo;. L&rsquo;échelle de couleur représente la fraction volumique liquide/gaz</figcaption></figure>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;"><b data-blogger-escaped-style="text-align: start;"><br />
La question à 1000 livres:</b><b> pourquoi ces flux convectifs varient-ils donc d&rsquo;une forme de verre à l&rsquo;autre?</b></span></p>
<p>Et bien tout d&rsquo;abord, il faut comprendre que le mouvement de liquide dans un verre est la conséquence de la force de traînée produite par les bulles qui remontent.<br />
<i>Les cyclistes connaissent bien cette force provoquée par un objet en mouvement dans un fluide lorsqu&rsquo;ils choisissent de se mettre juste derrière un autre vélo pour bénéficier de cette traînée.<br />
</i>En d&rsquo;autres termes, lorsqu&rsquo;une bulle se déplace, elle va avoir tendance à entraîner du liquide avec elle.<br />
Ensuite, il faut comprendre que dans un verre évasé (comme dans une pinte), les bulles seront moins présentes près des parois du verre. Ce phénomène s&rsquo;appelle l&rsquo;effet Boycott, du nom du biologiste qui a découvert en 1920 ce phénomène assez intuitif en étudiant la sédimentation des globules rouges dans une éprouvette.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_246" style="width: 500px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Effet_boycott.png"><img class="wp-image-246" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Effet_boycott-1024x1008.png" alt="ScienceComptoir_Effet_boycott" width="500" height="492" /></a><figcaption class="wp-caption-text">figure 6 &#8211; illustration de l&rsquo;effet Boycott</figcaption></figure>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">Les bulles étant ainsi moins nombreuses sur les parois, la force de traînée dirigée vers le haut sera plus importante au centre du verre. Le liquide aura donc tendance à remonter au centre du verre puis &lsquo;par  aspiration&rsquo; à descendre le long des parois.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<h6><span style="color: #000000;"><b>Rhum &#8211; une histoire d&rsquo;odeur</b></span></h6>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">Si on vous demande en soirée quel est votre alcool préféré, voici une réponse qui vous permettra de cabotiner un peu.<br />
</span>Sachez que si vous aimez le rhum, vous partagez sans doute ça avec le tout puissant. En effet, voilà quelques années que les scientifiques étudient la composition chimique de notre galaxie, et notamment celle de la nébuleuse d&rsquo;Orion qui a la particularité d&rsquo;être relativement proche et facile à observer (<i>on peut d&rsquo;ailleurs l&rsquo;observer avec une bonne paire de jumelles</i>).<br />
Or les études spectroscopiques menées ont permis de mettre en évidence la présence de molécules organiques dans notre univers dont le fameux formiate d&rsquo;éthyle connu pour donner son odeur caractéristique au rhum.<br />
Enfin, parmi la centaine de molécules organiques détectées à ce jour ne figure toutefois pas encore la molécule de Carvone (confiant son odeur à la menthe).<br />
Donc si notre galaxie a manifestement l&rsquo;odeur du rhum, elle ne baigne malheureusement pas dans les effluves d&rsquo;un mojito céleste&#8230;</p>
<figure id="attachment_247" style="width: 400px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Nebuleuse_Orion.png"><img class="wp-image-247" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Nebuleuse_Orion-300x297.png" alt="ScienceComptoir_Nebuleuse_Orion" width="400" height="396" /></a><figcaption class="wp-caption-text">figure 7 &#8211; Nébuleuse d&rsquo;Orion vue par le télescope spatial Hubble</figcaption></figure>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><i><br />
Références:<br />
Pour le Pastis:<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>http://www.uzeb.com/temp/emulsion.pdf<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>http://wiki.scienceamusante.net/index.php?title=Trouble_et_d%C3%A9trouble_du_Pastis<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>http://www2.ac-toulouse.fr/ai-gers/ENSS/spip.php?article187<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>https://sciencetonnante.wordpress.com/2012/07/09/la-physico-chimie-du-pastis/<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>Les phospholipides:<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>https://sites.google.com/site/tensioactifststan/les-tension-actifs-et-la-biologie/biologie-et-tensioactif<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>Pour la diffusion de la lumière:<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doschim/decouv/couleurs/loupe_diff_lumiere.html<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>http://vercors-net.com/dossiers/sciences/couleurs.html<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>Pour la Guinness:<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>http://arxiv.org/pdf/1205.5233v1.pdf<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>Pour le rhum:<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>https://sciencepourtous.wordpress.com/2012/01/13/lunivers-aurait-un-gout-de-framboise-et-une-odeur-de-rhum/<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>https://sciencepourtous.wordpress.com/category/general/</i></span><span style="color: #000000;"><i><br />
</i><i>Autres articles sur la science et l&rsquo;alcool:</i></span><span style="color: #000000;"><i><br />
</i><i>Whisky et essais nucléaires anglais:<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>http://sciences.blog.lemonde.fr/2009/05/05/les-essais-nucleaires-aident-a-dater-le-whisky/<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>Absynthe et le mystère de l’altération de l&rsquo;esprit<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>http://www.livescience.com/2504-absinthe-mind-altering-mystery-solved.html</i></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><i>Sources photos:<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>Flux Guinness:<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>http://arxiv.org/pdf/1205.5233v1.pdf<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>La nébuleuse d&rsquo;Orion:<br />
</i></span><span style="color: #000000;"><i>http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9buleuse_d%27Orio<br />
n</i></span></p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blablasciences.com/?feed=rss2&#038;p=239</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La science du comptoir [Partie 1 : vodka et champagne]</title>
		<link>http://www.blablasciences.com/?p=225</link>
		<comments>http://www.blablasciences.com/?p=225#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 May 2015 15:08:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Jérôme Malot]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Anecdotes]]></category>
		<category><![CDATA[Alcool]]></category>
		<category><![CDATA[Bulles]]></category>
		<category><![CDATA[Champagne]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Physique]]></category>
		<category><![CDATA[Vodka]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blabla.science/?p=225</guid>
		<description><![CDATA[Comment parler de sciences sans s&#8217;attarder un instant sur ce magnifique terrain d&#8217;expériences qu&#8217;est le comptoir, ou le zinc comme disent les initiés. D&#8217;autant qu&#8217;en matière de boisson, les scientifiques n&#8217;en sont pas en reste. J&#8217;en tiens pour exemples ces messieurs Wolfgang Pauli, physicien théoricien, qui sombra définitivement dans l&#8217;alcoolisme quand sa femme le quitta pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Comment parler de sciences sans s&rsquo;attarder un instant sur ce magnifique terrain d&rsquo;expériences qu&rsquo;est le comptoir, ou le <i>zinc</i> comme disent les initiés. D&rsquo;autant qu&rsquo;en matière de boisson, les scientifiques n&rsquo;en sont pas en reste.<br />
</span>J&rsquo;en tiens pour exemples ces messieurs <b>Wolfgang Pauli</b>, physicien théoricien, qui sombra définitivement dans l&rsquo;alcoolisme quand sa femme le quitta pour un chimiste;<br />
ou encore l&rsquo;illustre <b>Georges Gamow</b> (russe) qui, juste avant de mourir (d&rsquo;une cirrhose), déclara, sans un regret, &laquo;&nbsp;finalement, c&rsquo;est mon foie qui paie l&rsquo;addition&nbsp;&raquo;.<br />
<i>Pour l&rsquo;anecdote, le deuxième luron, ivre à longueur de journées, était un fieffé farceur qui écrivit dans <span style="font-family: inherit;">un article publié dans &lsquo;Nature&rsquo; que la force de Coriolis affectait probablement les vaches qui semblaient mâcher dans un sens de rotation différent dans les hémisphères nord et sud.<br />
</span></i>Alors avant de casser les glaçons, je vous propose de faire un petit détour par ce que vos verres ont de plus curieux.</p>
<p class="separator" style="text-align: justify;"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Alcools_verres.png"><img class="alignnone wp-image-226 size-full" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Alcools_verres.png" alt="ScienceComptoir_Alcools_verres" width="1154" height="381" /></a></p>
<div style="text-align: justify;">
<h6><span style="color: #000000;"><b>Vodka &#8211; une histoire de goût</b></span></h6>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">Pas besoin d&rsquo;être un chimiste établi pour savoir qu&rsquo;au pays des alcools forts, la vodka fait consensus. Sans odeur, sans goût, la petite eau (traduction littérale de vodka) se marie avec à peu près tout.<br />
</span>Et c&rsquo;est bien normal, puisque <b>toutes les vodkas</b> sont composées exclusivement d&rsquo;un mélange</p>
</div>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000;">Ethanol (<i>Alcool pur</i>) : 40%</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Eau distillée : 60%</span></li>
</ul>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">Je vois déjà les amateurs de Grey Goose ou de Beluga faire la moue, jurant que toutes les vodkas ne se valent pas&#8230; Et c&rsquo;est bien ce qui a intrigué un groupe de chercheurs russes et américains qui se sont mis en tête de trouver ce qui pouvait motiver la préférence de certains consommateurs pour une marque plutôt qu&rsquo;une autre.<br />
</span>Pour cela, les chercheurs se sont intéressés aux travaux d&rsquo;un certain Dmitri Mendeleïev (oui, oui celui du tableau périodique).<br />
Souvent reconnu pour son travail sur la classification des éléments, le professeur Mendeleïev n&rsquo;en était pas moins un homme aux multiples facettes, un genre de couteau suisse humain à la fois inventeur, poète, maroquinier, aéronautes, &#8230; Au tableau (oh oh) de ces nombreux exploits, on lui attribue souvent l&rsquo;invention de la vodka.<br />
C&rsquo;est en effet au cours de sa thèse que Mendeleïev s&rsquo;est aperçu que des composés (des genres de grappes de molécules) appelés &laquo;&nbsp;hydrates d&rsquo;éthanol&nbsp;&raquo; se formaient dans des solutions contenant 40% d&rsquo;éthanol et 60% d&rsquo;eau.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;"><i>Pour l’anecdote, les travaux de Mendeleïev l’amenèrent à déterminer le titrage optimal de la vodka à <b>38%</b> d&rsquo;alcool, cependant pour des raisons de taxes (calculées en fonction de la teneur d&rsquo;alcool du breuvage), l&rsquo;empereur Alexandre III arrondit ce titrage à 40% pour (soit disant) faciliter la tache de l&rsquo;administration fiscale russe. </i></div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;étude des chercheurs [<a style="color: #000000;" href="http://www.ss5.in/files/JAFC_2010.pdf" data-blogger-escaped-target="_blank">disponible ici]</a> semble indiquer que la proportion de ce composé &laquo;&nbsp;hydrate d&rsquo;éthanol&nbsp;&raquo; varie d&rsquo;une marque à l&rsquo;autre et pourrait bien être responsable des nuances de goût ressenties par certains consommateurs (sans dire s&rsquo;il en faut beaucoup ou au contraire s&rsquo;il en faut moins).<br />
</span>Ci-dessous, une répartition des marques de vodka étudiées en fonction de la proportion d'&nbsp;&raquo;hydrate d&rsquo;éthanol&nbsp;&raquo; relevée (les marques les plus en bas sont celles contenant le plus ce composé et donc s&rsquo;éloignant le plus d&rsquo;un mélange pur éthanol/eau).</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_227" style="width: 300px;" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-227 size-medium" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Vodka_Study-300x237.png" alt="ScienceComptoir_Vodka_Study" width="300" height="237" /><figcaption class="wp-caption-text">figure 1 &#8211; répartition des marques de vodka en fonction d&rsquo;un paramètre SP caractérisant la teneur en hydrate E 3(5.3)H2O</figcaption></figure>
</div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b> Au vu des marques citées, j&rsquo;aurais donc tendance à penser que plus une vodka se rapproche d&rsquo;un mélange éthanol-eau pur, plus elle est bonne&#8230;</b><br />
</span>Enfin, malheureusement, l&rsquo;étude n&rsquo;identifie pas clairement pourquoi la proportion de ces hydrates varie d&rsquo;une marque à l&rsquo;autre même si elle suggère que la présence d'&nbsp;&raquo;impuretés&nbsp;&raquo; pourrait altérer les proportions observées.<br />
<span style="color: #000000;">Le mystère du goût de la vodka n&rsquo;est donc pas encore complètement élucidé.<br />
</span><span style="color: #000000;"><i>Les lecteurs attentifs et soupçonneux noteront que la marque OVAL semble avoir eu un rôle actif dans la réalisation de cette étude à en croire les remerciements de dernière page.</i></span></p>
<h6 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Champagne &#8211; une histoire de bulles</b></span></h6>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">Alors là, attention. On touche au patrimoine français. Alors qu&rsquo;on se le dise haut et fort, comprendre et transmettre ce qui va suivre relève de l&rsquo;acte citoyen.</span></p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Le champagne en quelques chiffres</b></span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000;"><b>5</b> litres: c&rsquo;est le volume moyen de gaz carbonique (CO<span style="font-size: small;">2</span>) emprisonné dans une bouteille de 75cl.</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><b>6</b> atmosphères: c&rsquo;est la pression régnant au sein d&rsquo;une bouteille fermée à température ambiante.</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><b>1 000 000</b>: c&rsquo;est le nombre de bulles susceptibles d’apparaître dans une flûte (si on ne la boit pas).</span></li>
</ul>
<p><strong><span style="color: #000000;">Comment servir le champagne</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La première chose à savoir c&rsquo;est que les bulles sont précieuses. Comme nous allons le voir plus bas, ces dernières jouent un rôle crucial dans la perception aromatique du champagne.<br />
Un champagne bien servi sera donc un champagne qui a gardé un maximum de gaz carbonique.<br />
Une équipe de chercheurs à Reims s&rsquo;est intéressée au dégagement de gaz carbonique lors du service d&rsquo;une flûte. Le gaz carbonique n&rsquo;étant pas visible à l’œil nu, il leur a fallu utiliser une caméra infrarouge (car comme tout bon gaz à effet de serre, le CO<span style="font-size: small;">2</span> absorbe une partie du rayonnement infrarouge et n&rsquo;est donc plus transparent dans cette bande de fréquences).</p>
<figure id="attachment_228" style="width: 662px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Champagne_vertical_vs_incliné.gif"><img class="wp-image-228 size-full" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Champagne_vertical_vs_incliné.gif" alt="ScienceComptoir_Champagne_vertical_vs_incliné" width="662" height="312" /></a><figcaption class="wp-caption-text">figure 2 &#8211; comparaison service flûte verticale versus flûte inclinée [Imagerie infrarouge]</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le résultat de l&rsquo;expérience est sans appel, l&rsquo;inclinaison de la flûte lors du service permet de retenir près de <b>10% de plus</b> de gaz carbonique dans la flûte de champagne (au final vous gagnez presque 100 000 bulles, c&rsquo;est pas rien!).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La formation des bulles</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une croyance populaire veut que les bulles de champagne naissent par la présence de saletés dans votre verre. Avant de voir la vidéo (figure 3),  je n&rsquo;avais jamais compris le lien pouvant exister entre une &lsquo;saleté&rsquo; et une bulle de champagne.<br />
Pour comprendre ce mécanisme, il faut d&rsquo;abord savoir que les bulles ne naissent pas à partir de rien, une bulle a toujours besoin d&rsquo;une autre bulle préexistante. En effet, par un jeu de pression, une bulle existante est capable d&rsquo;absorber (dans son voisinage) le gaz carbonique dissous dans le champagne.<br />
C&rsquo;est ici qu&rsquo;intervient la notion de &laquo;&nbsp;saleté&nbsp;&raquo;. Ce dont à besoin un champagne pour &lsquo;buller&rsquo; c&rsquo;est de fibres de cellulose. Ces fibres que l&rsquo;on retrouve sur les torchons et les vêtements ont la particularité d&rsquo;être creuses et donc d&rsquo;emprisonner un peu d&rsquo;air au moment où elles se trouvent immergées dans le champagne.<span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<figure id="attachment_229" style="width: 503px;" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Creation_bulle_Champagne.gif"><img class="wp-image-229 size-full" src="http://www.blablasciences.com/wp-content/uploads/2015/06/Creation_bulle_Champagne.gif" alt="ScienceComptoir_Creation_bulle_Champagne" width="503" height="286" /></a><figcaption class="wp-caption-text">figure 3 &#8211; création d&rsquo;une bulle de Champagne dans une fibre de cellulose</figcaption></figure>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000000;">La bulle emprisonnée dans la fibre de cellulose va donc absorber le gaz carbonique environnant (dissous dans le champagne) et grossir jusqu&rsquo;à atteindre un taille critique l&rsquo;amenant à se dégager de la fibre. La magie, c&rsquo;est qu&rsquo;elle laisse toujours derrière elle une petite bulle capable d&rsquo;amorcer une nouvelle fois le processus.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<div>
<p><span style="color: #000000;"><b>La libération des bulles</b></span></p>
</div>
</div>
<p style="text-align: justify;">Une fois libérées de leur fibre de cellulose, les bulles vont remonter à la surface et, durant leur ascension, vont grossir en continuant d&rsquo;absorber le gaz carbonique présent dans le champagne autour d&rsquo;elles.<br />
La magie (une fois encore), c&rsquo;est qu&rsquo;elles n’absorbent pas que du CO<span style="font-size: small;">2</span> mais aussi de petites molécules volatiles aromatiques qui se dégageront jusqu&rsquo;à nos narines au moment de l&rsquo;explosion de la bulle.<br />
Une autre doctrine populaire veut qu&rsquo;un bon champagne ait de fines bulles.<br />
Si vous avez compris ce qui été dit au dessus, vous pouvez flairer l&rsquo;escroquerie. En effet, plus la remontée de la bulle sera longue, plus elle grossira. Pour un même champagne, une grande flûte donnera donc de plus grosses bulles qu&rsquo;une petite coupe.<br />
Pourtant, oui pourtant&#8230; la corrélation n&rsquo;est pas si maladroite. (clairvoyance ou gros coup de choune?)<br />
En effet, la taille des bulles dépend également de la concentration en gaz carbonique du champagne (laquelle dépend également du service (cf plus haut)).<br />
Or les vieux champagnes, dont le bouchon a pu laisser échapper une partie du gaz carbonique de la bouteille lors du vieillissement, auront donc des bulles plus fines.<br />
De fines bulles peuvent donc être le fruit d&rsquo;un champagne vieillit plus longtemps, donc probablement un champagne avec une plus grande capacité de vieillissement et une qualité supérieure.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà, je vous donne rendez-vous dans une semaine pour la deuxième partie de cet article histoire de voir ce que vos verres peuvent encore vous cacher d&rsquo;autre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #000000;">Références:</span><span style="color: #000000;"><br />
L&rsquo;article sur Gamow par Etienne Klein:<br />
</span><span style="color: #000000;">http://www.larecherche.fr/savoirs/figure-du-passe/georges-gamow-savoir-facetieux-01-06-2000-72271<br />
</span><span style="font-size: medium;">Inspiré</span><span style="font-family: inherit; font-size: medium;"> de l&rsquo;ouvrage: </span><span style="font-family: inherit; font-size: medium;">Il était sept fois la révolution: Albert Einstein et les autres&#8230; &#8211; Etienne Klein<br />
</span>Vodka:</em><br />
<em>http://www.ss5.in/files/JAFC_2010.pdfµ</em><br />
<em>http://www.livescience.com/6568-vodka-tasty-secret-revealed-special-chemistry.html</em><br />
<em>http://www.rsc.org/chemistryworld/News/2010/May/27051001.asp</em><br />
<em>http://www.la-route-de-la-vodka.com/2011/08/02/mendeleiev-la-meilleur-vodka-titre-a-38-degres-dalcool/</em><br />
<em>Champagne:</em><br />
<em>Conférence TEDx d<span style="font-family: inherit;">e Gérard Liger-Belair </span>sur le sujet (à voir absolument si le sujet vous intéresse)</em><br />
<em>http://www.tedxreims.fr/lodyssee-dune-bulle-de-champagne-gerard-liger-belair/</em><br />
<em>Crédits photo:</em><br />
<em>Service Champagne infrarouge:</em><br />
<em>Voyage au cœur d&rsquo;une bulle de champagne Gérard Liger-Belair et Guillaume Polidori, Odile Jacob, 2011.</em><br />
<em>Création d&rsquo;une bulle de champagne</em><br />
<em>Tirée de la conférence TEDx Reims &#8211; L&rsquo;odyssée d&rsquo;une bulle de Champagne</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blablasciences.com/?feed=rss2&#038;p=225</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
